Essonne : Les transports peu fréquentés ce lundi de déconfinement.


11 mai 2020 - 838 vues

Ce lundi 11 mai, le déconfinement a débuté et s’opère à différentes échelles au niveau national. En Essonne, comme dans le reste de l’Ile-de-France classée en zone rouge, le déconfinement dans les transports se fait avec des mesures strictes, pour espérer monter dans un RER, un métro, un tramway ou encore un bus, il faut être muni d’un masque et au moins d’une attestation de son employeur, afin de justifier sa présence dans les transports en commun aux heures de pointe.

Alors que les régies de transports s'attendaient à voir du monde circuler, ce n'était pas réellement le cas en Essonne, car ce lundi matin, aux alentours de 7h30, plusieurs gares étaient très peu fréquentées, notamment du côté de Corbeil-Essonnes ou circule le RER D.

Dès l’entrée de la gare, un barrage filtrant a été mis en place par les policiers. « Avez-vous un masque Madame ?, questionne l’un d’entre eux. Si vous n’en avez pas, vous ne pourrez pas monter à bord », lance-t-il à une femme, contrainte de faire demi-tour. Les policiers contrôlent, mais pour l’heure pas de sanctions, juste de la pédagogie. « Il est uniquement question de prévention », formule-t-on sur place.

Après le barrage, les quais ne connaissent pas l'affluence habituelle en heures de pointe, le peu d’usagers présents est directement aiguillé par le personnel SNCF qui veille au bon respect des distanciations physiques dans les rames. Et il faut dire qu’ils n’ont pas eu trop de mal ce lundi.

Dans les autres rames, la situation est similaire. Pas plus de quatre personnes sur les deux niveaux par wagon.

« Il ne faudrait pas que les gens reviennent en masse dans les transports pour éviter de nouvelles contaminations, estime Nawell, travaillant dans une supérette parisienne. Mais clairement, je n’y crois pas trop », souffle-t-elle.

Plus au nord, les mêmes cas de figure ont été observés, sur la branche du RER D qui serpente dans le Val d’Yerres, les policiers étaient plus nombreux que les usagers en gare de Brunoy notamment. Alors qu’en temps normal, le quart d’heure qui relie ce secteur à Paris se fait souvent debout pour les voyageurs, tous ont pu profiter de places assises jusqu’à la gare de Lyon.

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