Tensions à Savigny contre la réforme du bac


20 janvier 2020 - 224 vues

La tension est montée ce lundi matin, aux abords du Lycée Polyvalent Gaspard-Monge de Savigny-sur-Orge. Aux alentours de 8 heures, un blocage était en place devant l'établissement fréquenté par 1 500 jeunes, dont 200 apprentis. L'objectif était de faire comprendre son refus de la réforme du baccalauréat et de l'organisation des épreuves communes de contrôle continu (E3C), qui ont débutées ce lundi et s'étaleront sur un mois et demi selon les lycées. À Monge, elles ne débuteront que jeudi.

Au bout d'une heure de manifestation, la situation s'est dégradée. Deux poubelles ont été incendiées proche des grilles du lycée, malgré cela les élèves ont tout de même pu entrer. Les routes proches du lycées ont été bloquées par les lycéens jusqu'à ce qu'une trentaine de policiers arrivent, afin de sécuriser les lieux et éviter tout débordement. Les forces de l'ordre ont d'ailleurs fait l'objet de jets de projectiles. Trois jeunes ont été interpellés selon une source policière au Parisien.

Aux alentours de 11h, la situation était plus calme, les manifestants et forces de l'ordre n'étaient plus là. Cette situation pourrait sans doute se reproduire ce mardi à quelques mètres de là. Un blocage est en effet annoncé au lycée Jean-Baptiste-Corot, voisin du Lycée Gaspard-Monge. Dès 7h45, les professeurs manifesteront leur colère devant les portes de l'établissement. Un avertissement avant le début des épreuves prévues dans 15 jours.

« Si ce n'est pas nous qui choisissons le contenu des épreuves, comment pouvons-nous bien préparer nos élèves, s'agace une représentante du SNES. Lors de notre réunion organisée la semaine dernière, 350 parents étaient présents. Certains nous ont indiqué venir nous soutenir ce mardi, des élèves devraient également être là. »

Le mouvement des professeurs devrait prendre fin aux alentours de 8 h 30. À moins que les élèves décident de poursuivre la mobilisation. « Nous resterons à leur côté s'il devait y avoir une intervention policière », promet la représentante du SNES qui l'assure : s'ils ne sont pas entendus, d'autres mouvements auront lieu. « Nous empêcherons la tenue des épreuves dans les moyens légaux, indique-t-elle. Les professeurs convoqués se mettront en grève, ceux qui seront sollicités, débrayeront sur place. »

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