Un an de prison après avoir agressé sexuellement sa belle-fille


25 octobre 2019 - 75 vues

Sonia* vient de fêter ses dix-huit ans, Lorqu'elle s’est avancée à la barre du tribunal d’Evry-Courcouronnes, mercredi en début d’après-midi, la jeune fille étudiante dans la région nantaise est encore choquée par ce qu’elle a subi à l'âge de 15 ans.

Avec sa voic à peine audible, elle raconte cette fin de soirée du printemps 2017 où son beau-père s’est approché d’elle, tandis qu’elle était étendue sur son lit et que ses sœurs jouaient dans la chambre d’à côté : « Il s’est assis au bord de mon lit. Il a commencé à me caresser. J’étais paralysée par la peur, je ne savais pas comment réagir », avoue-t-elle encore aujourd’hui lorsqu’elle déroule le récit de cette scène qui a bouleversée sa vie et celle de sa famille.

Pendant des semaines, elle n'a rien dis, par peur. Très vite, elle a demandé à vivre chez son père et en finir avec la garde alternée pour ne pas croiser son beau-père qu’une fois tous le quinze jours. « J’ai voulu enterrer les choses et ça n’a pas fonctionné », se souvient-elle en évoquant les bonnes relations qu’elle entretenait jusque-là avec le compagnon de sa mère qui partageait sa vie depuis 8 ans. Sonia à bien tenté d’oublier cet épisode avant d’écrire à sa mère quelques jours après les fêtes de Noël ce qu’elle a vécu. « J’avais totalement confiance en lui. Il n’avait jamais eu le moindre geste déplacé à l’encontre de mes filles. J’étais littéralement sous le choc », raconte sa mère.

Face à ces révélations, son ex compagnon n’a pas nié les faits. Dès le lendemain il s’est présenté de lui-même à la gendarmerie pour faire ses aveux. Aujourd'hui encore, Christophe* ne comprends pas pourquoi il a franchi « l’interdit » ce jour-là, visiblement encore meurtri par son comportement. Il parle d’une vie sexuelle en berne, mais ne s’enferme pas dans des justifications tortueuses que l’on entend souvent lorsque des prévenus accusés d’agression sexuelle s’expliquent devant les juges de la 7ème chambre du tribunal correctionnel d’Evry Courcouronnes.

Christophe assume en se raclant souvent la gorge comme s’il n’arrivait pas à sortir ses mots : « Je mesure la gravité des faits que j’ai fait subir à ma belle-fille. J’ai abîmé sa vie, je m’excuse », finit-il par dire presque au bord des larmes.

A quelques mètres de lui, Sonia, assise sur le banc des parties civiles, ne le regarde pas. Elle se bouche ostensiblement les oreilles en murmurant tout bas « n’importe quoi ». Mais si elle se présente dans la salle d’audience face à son agresseur « c’est pour être reconnue comme une victime » comme elle en a fais le vœu à la présidente du tribunal qui l’interrogerait plus tôt sur des intentions. Elle a été suivie.

Après les délibérés, les juges ont condamné l'accusé à un an de prison ferme assorti d’une mise à l’épreuve de deux années et d’une inscription sur le casier des délinquants sexuels.

(*) Les prénoms ont été modifiés afin d'assurer la discretion des personnes.

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