Un animateur accusé de viol sur un enfant de 3 ans.


24 septembre 2019 - 137 vues

Il a décrit la scène avec ses mots d'enfant. ce mercredi soir, alors que sa maman lui a demandé comment s'était déroulée sa journée, son enfant, agé de 3 ans, lui a parlé du « kiki » de l'animateur de l'accueil de loisirs où il va chaque semaine depuis la rentrée.

« Quand nous étions à table, il m'a raconté sa journée, explique la mère de l'enfant. Il m'a dit que l'animateur l'avait emmené à la sieste, lui avait mordu la joue, lui avait touché les fesses, le kiki. Il a dit qu'il lui avait mis le kiki dans la bouche. »

Avant d'aller porter plainte au comissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois jeudi, la mère de l'enfant l'a accompagné à l'école maternelle Pierre-Brossolette, ou l'animateur était amené à intervenir en remplacement.

« Il était là et mon fils s'est mis à me serrer la main en me disant c'est lui »

La maman interpelle l'animateur, l'échange est tendu, de son côté, l'animateur dépose une main courante contre elle.

Dans un courrier de la maire de Villiers-sur-Orge distribué aux parents, il est dit :

« Ce jeudi 19 septembre, un agent d'animation municipal s'est vu accuser par une maman d'avoir commis des actes sexuels sur son enfant de trois ans, l'animateur a immédiatement été reçu […] dans le cadre de l'ouverture d'une enquête administrative diligentée par la municipalité  »

Un peu plus loin dans ce courrier, elle décrit un animateur « anéanti » avant de conclure « Au vu des éléments recuillis pour l'instant, il semble qu'à aucun moment l'animateur ne soit resté seul avec l'enfant […]. Aucun élément ne permet aujourd'hui à la collectivité de suspendre l'agent de ses fonctions ». Elle décrit un animateur « anéanti » avant de livrer ses premières conclusions : « Au vu des éléments recueillis pour l'instant, il semble qu'à aucun moment l'animateur ne soit resté seul avec l'enfant en question […]. Aucun élément ne permet aujourd'hui à la collectivité de suspendre l'agent de ses fonctions ».

Depuis ce jour, l'enfant est très perturbé. « Il hurle pour faire la sieste ou quand je le lave, ce qu'il ne faisait pas avant. Je crois mon fils. Quand un enfant de trois ans vous raconte plusieurs fois la même chose, il ne ment pas. »

Un père de famille dont l'enfant fréquente le même centre de loisirs réagit : « Cette histoire fait très peur. Le soir même nous avons questionné notre fils. Il nous parle beaucoup de cet animateur depuis le début de l'année »

L'enfant devrait prochainement changer d'école pour aller dans une commune voisine. « Je ne veux pas qu'il y retourne même si l'animateur n'y est pas. Les lieux lui rappelleraient des souvenirs »

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