Un bébé consomme du lait en poudre périmé puis finis hospitalisé


12 novembre 2019 - 80 vues

C'est début novembre qu'un bébé de quatre mois a été hospitalisé quelques heures après avoir ingéré du lait en poudre périmé depuis avril dernier, soit sept mois. Ses parents, habitants d'Athis-Mons, venaient d'acheter la boîte dans l'hypermarché Carrefour, situé Porte de l'Essonne. La grande enseigne internationale, qui a présenté ses excuses à la famille, a reconnu son erreur mais n'a pas su l'expliquer.

« J'ai eu peur pour mon enfant », soupire la mère du bébé, agée de 30 ans. Une semaine plus, la mère de famille n'en revient toujours pas. Le 5 novembre dernier, elle se rend au Carrefour d'Athis-Mons pour y faire ses courses comme elle en a l'habitude, sans se douter que cela lui causera bien des soucis, elle prend une boîte de lait une poudre pour sa fille puis rentre au domicile familial. « Le soir, j'ai préparé un biberon pour ma fille, poursuit la maman. Je lui ai donné avant de la coucher. »

Quelques heures plus tard, la petite fille est prise de violents vomissements. Inquiets, ses parents la conduisent aux urgences pédiatriques de l'hôpital de Longjumeau. « Ils l'ont placée sous perfusion pour qu'elle ne se déshydrate pas, continue la mère. Pour les médecins, ces vomissements étaient dus à quelque chose qu'elle avait ingéré. Je suis donc allée chercher la boîte de lait, c'est là qu'ils ont vu qu'il était périmé depuis sept mois. »

Après une nuit aux urgences, la petite fille rentre avec ses parents au domicile familial. « Je souhaiterais que les grandes surfaces soient plus attentives. J'ai été reçue par le directeur du magasin, le service clientèle et un médecin de chez eux… Ils reconnaissent la faute mais ils sont incapables d'expliquer ce qui s'est passé. Tout ce qu'ils ont pu me proposer, ce sont deux bons d'achat de 50 €. »

Contactée ce mardi par nos confrères du Parisien, l'enseigne Carrefour confirme les propos de la maman. « C'est un sujet qui nous préoccupe, assure le groupe. Nous avons aussitôt répondu aux sollicitations de la famille. » Dans le détail, l'enseigne assure que la maman a pu rencontrer le chef de rayon les 6 et 7 novembre, le médecin-conseil de l'entreprise le 8 et le directeur du magasin le 9 novembre, « dès son retour à Athis-Mons. »

Dès le 8 novembre, le médecin-conseil de l'enseigne a assuré à la mère de famille qu'il n'y avait « aucun risque sanitaire » pour son enfant. « Nous sommes dans le cadre d'une une date de durabilité minimale (DDM), souligne le groupe Carrefour. C'est la nouvelle appellation des dates limites d'utilisation optimale (DLUO). À la différence des dates limites de consommations, certains produits peuvent être consommés après cette date. Cela ne présente aucun risque pour la santé, seul le goût peut être altéré. »

Selon le groupe Carrefour, qui a contrôlé l'ensemble du rayon et des réserves de l'hypermarché d'Athis-Mons, cette boîte de lait en poudre était la seule à présenter une date de durabilité minimale dépassée. Les autres produits de la marque affichaient une date valable jusqu'en avril 2020.

« Nous faisons désormais très attention aux dates quand nous faisons nos courses, conclut la maman. Notre histoire a même sensibilisé toute la famille. Mon mari est très en colère contre l'enseigne, il ne veut plus entendre parler d'eux… Pour ma part, je reste partagée. Nous habitons à côté, c'est très pratique. Où est-ce que j'irai faire mes courses si je n'y vais plus ? »

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